Les baobabs en péril près de Somone

A environ 1 km d’Accrobaobab, entre Sindia et Nghekhor, un désastre écologique se déroule en toute discrétion, selon accrobaobab/aventure de Badia. Une inquiétude que nous relayons en attendant d’en savoir plus.

« Officiellement la création d une usine de carreaux. Avec son lot de bonnes nouvelles pour l’économie locale: création de centaines d emplois…
A la baguette une entreprise chinoise visiblement « solide ».
Question: 30 ha (soit 300 000 m2). Pour une fabrique de carreaux, ça interroge!
Située le long du tronçon d autoroute en construction entre route de Popenguine et riviere de la Somone, pas d’eau, pas d’accès à l’électricité, pas d’accès routier ? Ça interroge?
Étude d’impacts environnemental? Ahahah la bonne blague!!!!
Bulldozer graders, pelles mécaniques, tractopelle, une armada de destruction massive sur 30 ha au cœur de la forêt de baobab. Pour faire des carreaux… ça interroge?
Dès baobabs, des kades, des sümps, des acacias, des cacias, kinkiliba…etc, sont littéralement rasés et exterminés!
Des baobabs qui ont entre 500 et 1000 ans sont tout simplement abattus et réduits en copeaux par des bulldozers pour ensuite être disséminés sur le sol pour ne pas laisser de trace!!!! 30 hectares avec juste quelques baobabs dessus, ne me dites pas qu’il n y a pas la place pour mettre un bâtiment même industriel, sans abattre des baobabs millénaires, piliers de la culture Safeene locale, mais surtout emblème du Senegal.
Services des eaux et forêts contactés, il nous a été répondu qu ils avaient eu une autorisation !
A méditer : sauf mauvaise information, l’abattage d’un baobab au Sénégal est absolument interdit et donne lieu à une amende ou redevance ( selon que se soit un délit ou un accord) d’un montant de 1 000 000 fcfa… pour un arbre de plus de 500 ans ! Ça fait 2000 fcfa/an
Ridicule . Ce montant fait l’effet inverse , il n’est pas dissuasif pour un quelconque investisseur, et peu visible pour ceux qui encaissent…
Et si l’abattage d’un baobab donnait lieu à une taxe d abattage de 20 000 000 CFA , et l’obligation d en replanter et protéger le double!!!
Ça en ferait réfléchir quelques uns et ça ferait quelques financements pour protéger les baobabs et la forêt en règle générale. »

« Si tu veux préserver les baobabs, partage en masse »

acrobaobabaventure/ Bandia


1 comment

  1. Mamadou COLY janvier 22, 2018 6:05   Répondre

    C’est dommage; au Sénégal, pas seulement le baobab, mais l’ARBRE est désigné par le même mot en Walaf que le REMEDE (c’est-à-dire ce sans quoi la vie est plus que précaire). Mais on dénoncera au haute voix des futilités considérées comme une « menace à notre culture » (suivez l’actualité brulante). Mais lorsque notre cadre de vie (notre environnement) est vandalisé, massacré… il y a très peu de voix pour dire « STOP ».

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