Semaine nationale de la petite enfance à Fatick

case des tout-petits Fatick

Le 11 décembre 2017 au stade Massene-Sene de Fatick à 9 h.

 Thème de cete semaine: Une nutrition adéquate, un intrant de qualité pour le développement de la petite enfance

L’importance de la nutrition pour le Développement de la Petite Enfance (DPE) n’est plus à démontrer comme en atteste de nombreuses évidences scientifiques. En effet, une bonne nutrition influe positivement sur le développement cognitif, psychomoteur et socio-affectif permettant ainsi un développement harmonieux de l’enfant..
En outre, pour assurer des conditions optimales de santé et de développement de l’enfant, une nutrition adéquate est essentielle mais nécessite :
une alimentation saine, diversifiée, variée et équilibrée en quantité suffisante ;
des soins sanitaires de prévention et de traitement des maladies ;
un environnement sain et salubre avec un accès à l’eau et une bonne hygiène ;
une stimulation précoce.
Il est primordial que les jeunes enfants bénéficient:

♦1. d’une nutrition adéquate, à travers une bonne nutrition prénatale,
♦2. un allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de la vie
♦3. le maintien de l’allaitement maternelle, avec l’ajout d’aliments de compléments adéquats et une alimentation diversifiée et saine jusqu’à 5 ans.

Une nutrition adéquate durant la petite enfance est le meilleur moyen d’optimiser la croissance et la maturation de l’enfant. Elle permet à l’enfant de développer tout son potentiel en lui garantissant un bon développement cérébral et cognitif, ainsi que ses chances d’apprentissage tout au long de la vie, mais également l’augmentation de ses revenus à l’âge adulte.

A contrario, une mauvaise nutrition conduit inéluctablement à:
♦1. une malnutrition a des conséquences drastiques sur le DPE.
♦2. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la malnutrition est la cause directe et indirecte d’un tiers des décès des enfants de moins de 5 ans au Sénégal et 45% des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde.
♦3. 159 millions d’enfants de moins de 5 ans sont en retard de croissance, 50 millions émaciés, 41 millions d’enfants en surpoids ou obèses, environ 2 milliards de personnes carencées en vitamines et minéraux.
♦4 . Au Sénégal, les enquêtes EDS continue de 2016 ont montré que 17% des enfants de moins de 5 ans sont atteints de retard de croissance, , 18% pour la région de FATICK
♦5. Concernant l’insuffisance pondérale, le taux est établi à 13.5%, et 08% pour la région de FATICK. . ♦6. Pour l’anémie, le taux est de 66.1%, , 69% dans la région de FATICK,
Les conséquences de ces maladies nutritionnelles sont néfastes et occasionnent:

♦un développement cognitif limité,
♦une baisse des performances scolaires et des défenses immunitaires,
♦un faible quotient intellectuel, etc.

D’après une étude réalisée par l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI) en 2014, chaque dollar investi dans la nutrition génère un bénéfice de 16 dollars.
investir dans la nutrition est donc un devoir, une obligation pour satisfaire ce droit à l’alimentation consacré par la Constitution.
Conscients des enjeux inhérents à l’amélioration du statut nutritionnel des populations, le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, a intensifié la dynamique en faveur de la nutrition, dans le cadre des Objectifs pour le Développement Durable (ODD) adoptés en septembre 2015.
C’est la raison pour laquelle, le Président de la République, dans le cadre de sa vision globale pour le Sénégal consignée dans le Plan Sénégal Emergent (PSE), référentiel des politiques publiques à l’horizon 2035, consacre une part importante à la nutrition, dans son axe 2 intitulé capital humain et développement durable.
Aussi, un des objectifs majeurs de la Politique Nationale de Développement Intégré de la Petite Enfance (PNDIPE) consiste à:
♦assurer à tout enfant sénégalais, de la naissance à 6 ans, une prise en charge holistique et intégrée par la satisfaction totale de ses besoins fondamentaux
Dans cette optique, l’ANPECTP, chargée de la mise en œuvre de la PNDIPE, développe :
♦plusieurs interventions de nutrition dans les structures DIPE, en relation avec les communautés et l’appui des partenaires.
♦Des activités de pesées, de dépistage de la malnutrition, d’implantation de cantines et de tables de micro-jardinage,
♦Une éducation nutritionnelle à travers la production de supports pédagogiques, permettent d’améliorer l’état nutritionnel des enfants.
Malgré les résultats probants notés, il reste beaucoup à faire car le taux de couverture des cantines dans les structures DIPE de 28,75%, noté en 2016, reste encore faible.
II. OBJECTIF GÉNÉRAL
Amener toutes les familles d’acteurs de la petite enfance à s’approprier l’importance et les enjeux d’une nutrition adéquate dans la prise en charge des tout-petits.
III. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES
Redynamiser les cantines pour améliorer l’alimentation des tout-petits ;
Assurer le dépistage de la malnutrition aiguë chez les enfants des structures DIPE ;
Développer des stratégies de plaidoyer et de mobilisation en direction des autorités, des leaders d’opinion, des communautés, du secteur privé et de la société civile pour une meilleure alimentation des enfants.

ISMAILA DIOP NDIAYE Inspecteur de l’éducation Ingénieur de  la formation IEF MBOUR

Inspecteur Imaila Diop NDIAYE

 


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