Un article passionnant sur les sacs plastiques

Déchets de plastiques
Martine Diouf de Dakar nous fait partager la lecture d’un dossier très intéressant dans paru récemment dans le journal  » L’Enquête », consacré au fléau des sacs plastiques au Sénégal comme ailleurs, et les expériences de divers pays africains pour y remédier.

 

 

Sénégal terre d’accueil

PROLIFÉRATION DES DÉCHETS PLASTIQUES

Les déchets plastiques inondent le Sénégal. Ils ruinent la biodiversité avec des extrêmes allant jusqu’à décimer une bonne partie du cheptel sénégalais. Jonchés sur terre, mer et planant parfois au sommet des arbres, le mal est tentaculaire. Va-t-on vers une asphyxie programmée ? L’heure est à l’urgence, mais la science relativise et prône le recyclage. Faudrait-il alors que les autorités politiques affichent une réelle volonté. EnQuête vous plonge au coeur des enjeux d’une situation faite de déchets, de plastiques et de… solutions.

L’ enfant somnole sur son dos, Ndèye Faye pénètre dans la boutique de Moustapha avec vigueur. Les salamalecs d’usage passés, cette habitante du quartier Derklé glisse un billet de mille francs sur le comptoir. Avant qu’on ne le lui troque avec un rafraîchissement. Elle a juste le temps de passer sur son front dégoulinant de sueur le creux de son index. Les gouttelettes tombent et mouillent le perron. Elle reçoit le produit et a même droit à un sachet plastique noir que lui offre le boutiquier. Ndèye le remercie pour l’acte mais, une fois dehors, se débarrasse très vite du sachet qu’elle trouve peut-être un peu encombrant. Il revient désormais à la nature la lourde charge de s’occuper de cet hôte ô combien  »dangereux ».

A l’image de cette dame, nombreux sont les gens qui posent de tels actes sans en mesurer les conséquences néfastes sur la biodiversité. Laxisme où simple ignorance ? L’heure devient de plus en plus grave et ce n’est pas cette bonne dame, bouteille de boisson en main, bébé au dos, qui semble s’en soucier. Elle s’éloigne, croise, et même parfois piétine d’autres sachets lâchés par d’autres individus. Mais çane lui fait rien. Saurait-il en être autrement lorsque l’ignorance va jusqu’à franchir sans frémir, les frontières du suicide programmé ou alors, de l’auto-destruction ? Se débarrasser de sachets plastiques quel que soit leur état, en pleine rue, devient de plus en plus un réflexe et les voir pulluler quotidiennement,

un obstacle banal. ‘’Je n’ai pas ailleurs où jeter les sachets que l’on m’offre dans les boutiques. A la maison, c’est encombrant donc, il n’y a que la rue où les poubelles et ces dernières sont souvent très éloignées de l’endroit où l’on se trouve’’, lance ce jeune homme à la vingtaine sonnante qui se débarrasse d’un sachet plastique qu’il tenait. Sourire aux lèvres, il s’interroge sur le sens de notre interpellation, tant il trouve son acte normal. Pareil chez Doudou, jeune apprenti de car rapide trouvé devant le portail de l’Université Cheikh Anta Diop. Après une forte pression manuelle sur le sachet d’eau, il jette le contenant sur la chaussée et oublie très vite son geste pour s’atteler à la recherche effrénée de clients. Les exemples se multiplient, tout comme les sachets inondent les artères du pays.

Plus de 5 milliards de F Cfa dépensés en sachets plastiques

entre 2010 et 2013

Le rapport d’importation directe de plastiques et de produits en plastique mis à disposition par la Douane sénégalaise, montre qu’entre 2010 et 2013, plus de 5 milliards de F Cfa ont été dépensés pour l’importation de produits plastiques. Ce qui représente 5 553 tonnes de plastiques. Ces produits concernent des sacs, sachets, pochettes et cornets en polymères de l’éthylène et autres matières plastiques. Il faut noter que la quantité totale de plastiques importée correspond à des sommes astronomiques… Mais c’est le chiffre livré cette année lors de la journée mondiale de l’habitat qui a le plus, donné le tournis.

 

5 millions de sachets plastiques utilisés par jour

Aussi invraisemblable que cela puisse être, 5 millions de sachets plastiques sont utilisés chaque jour au Sénégal. Pourtant, l’environnement y est déjà marqué par une pollution des eaux marines, des eaux souterraines et des eaux de surface. L’air également enregistre une pollution émanant des transports urbains défectueux, la disparition progressive des espaces verts en ville, et l’amplification des risques industriels. Dans ce contexte, la gestion des déchets, aussi bien solides que liquides, pose de graves soucis environnementaux. Les sachets en plastique occupent une bonne place dans ce concert de déchets. Pire encore, plusieurs sachets ne sont pas biodégradables et sont jetés partout. Certains sachets plastiques peuvent résister jusqu’à 400 ans avant de se dégrader, selon des environnementalistes interrogés. Des sachets qui entraînent la disparition de plusieurs plantes, tuent des animaux et rend le paysage monstrueux. Évidemment, l’hygiène des humains s’en trouve fortement éprouvée, de même que l’agriculture, s’est désolé le chargé des programmes à l’Onu-Habitat, Mansour Tall lors de la journée mondiale de l’habitat sur le thème : ‘’Meilleure ville, meilleure vie’’. Étudiants à l’UCAD, Youssou Sané, suffoque, pessimiste : ‘’il est presque impossible d’amener les Sénégalais à arrêter de jeter les sachets plastiques

Entete du journal Sénégalais Enquete

 

INTERDICTION DES SACHETS PLASTIQUES

Le sac en papier emballe les Mauritaniens

 

La Mauritanie a interdit depuis le 1er janvier 2013 la production, la commercialisation et l’utilisation des sachets plastiques sur l’ensemble de son territoire. Une mesure qui a fini par convaincre les populations

des dangers de cette matière difficilement biodégradable sur la vie humain, de l’animal et de l’environnement.

Al’instar d’autres pays du continent et d’ailleurs, la Mauritanie a interdit depuis le 1er janvier 2013 la fabrication, la commercialisation et l’usage des sachets plastiques. Si cette mesure a connu au début des difficultés d’application, aujourd’hui, les Mauritaniens s’adaptent à force de campagnes de sensibilisation organisées par les pouvoirs publics, les Ong et les associations de quartiers. Des mesures dissuasives à l’encontre des contrevenants ont été prises : des peines de prison allant jusqu’à un an et des amendes pouvant atteindre un million d’Ouguiyas (environ 2 millions de F Cfa) pour les fabricants, les importateurs

et les utilisateurs. Aujourd’hui, en lieu et place des sachets plastiques, les pouvoirs publics ont incité les producteurs à recourir aux matières biodégradables.  »La majorité des déchets d’emballages plastiques ne

sont pas collectés et se retrouvent dans le milieu naturel, terrestre et marin où ils sont parfois ingérés par quelques espèces marines et le bétail, entraînant leur mort » avait soutenu Amedi Camara, ministre mauritanien de l’Environnement.  »Près de 80% de bovins tués aux abattoirs de Nouakchott sont porteurs de sachets plastiques dans la panse », faisait-il savoir. Selon des statistiques officielles, 56 000 tonnes de déchets sont produits dans la seule ville de Nouakchott dont 25% représentent des sacs plastiques. Et 70% des animaux meurent à cause des plastiques. Une étude du ministère de l’Environnement révélait qu’un Mauritanien peut utiliser en moyenne sept  »zazous » (appellation des sachets en langue locale) par jour, qui finissent souvent par terre entraînant ainsi une pollution environnementale. Dans son rapport de 2011 sur l’environnement, les Nations-unies, partenairesde la Mauritanie dans ce projet d’élimination des déchets plastiques, les qualifiaient de  »menace pour les écosystèmes et la santé humaine ». Par cette mesure, la Mauritanie a suivi beaucoup de pays africains dont l’Afrique du Sud, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya, le Rwanda, le Maroc, le Mali, la Somalie… pour ne citer que ceux-là.

Hors du continent, tout comme l’Italie en 2011, la France envisage de faire de même dès janvier 2014. En Mauritanie, la décision fait cependant grincer des dents. Les industriels producteurs des sachets plastiques se disent lésés. Ils craignent que cela ne les conduise à la faillite si le gouvernement ne les subventionne

pas afin qu’ils puissent produire des sachets dégradables.

 

Un impact économique

Le Gret, une Ong française basée en Mauritanie, a créé en 2007 le projet Zazou, suite à la sollicitation du ministère mauritanien de l’Environnement, pour l’aider à lutter contre cette pollution multiforme. En six ans, une filière de collecte et de recyclage des déchets plastiques est créée et étendueà Nouakchott. Elle est confiée à 1 500 femmes regroupées dans 108 coopératives féminines. Absa Diop, présidente du GIE Zazou qui exploite un centre technique de traitement des déchets plastiques, a indiqué que le projet a généré des emplois et a profité à plusieurs familles. Aujourd’hui, d’autres coopératives sont nées dans plusieurs villes du pays. Même si les producteurs et les commerçants crient à la faillite, il faut reconnaître que cette mesure est bien accueillie par les populations. Mais après des réserves au début sous prétexte que les nouveaux sacs solubles dans la nature et biodégradables ne résistent pas à certains poids. Parfois, des clients non munis de sac solide renonçaient à l’achat au détriment du commerçant. Les Ong et les pouvoirs publics ont fini de convaincre les populations sur le bien-fondé et les bienfaits de la décision de faire disparaître les sacs plastiques, et les Mauritaniens ont bien adopté la mesure et participent activement à l’éradication des matières non biodégradables.

 

 

PR. ADAMS TIDJANI (FACULTÉ DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE L’UCAD): “le Sénégal perd 10 milliards de F Cfa de son cheptel par année à cause des sachets plastiques”

Les sachets plastiques déciment le cheptel sénégalais avec 10 milliards de F Cfa de pertes par année.

Le Pr. Adams Tidjani, de la faculté des Sciences et Techniques de l’UCAD qui donne l’information, souligne cependant que les sachets plastiques ne sont pas si mauvais qu’on le croit. Leur recyclage étant une solution bien possible et toute bénéfique, il butte sur un manque de volonté politique.

Dans cet entretien, il donne quelques pistes à explorer.

 

Le Sénégal à l’image d’autres pays africains fait face aujourd’hui au péril plastique. N’est-ce pas là un phénomène inquiétant ?

Oui et non. Non, quand on sait que depuis quelques décennies, le plastique a peu à peu remplacé les matériaux de base comme le verre, le bois et le métal. La raison est toute simple, le plastique est moins coûteux que ces matériaux que je viens de vous citer. Même dans la fabrication, quand on construit des objets en plastique, on a 35% de gain énergétique. Le plastique est résistant, il peut épouser toutes les formes et prend toutes les couleurs. Il faut reconnaître que c’est un avantage par rapport aux autres matériaux.

Aujourd’hui, le plus grand problème que nous avons dans nos pays, c’est celui des sachets plastiques, parce qu’il y a une mauvaise gestion des ordures ménagères. Mais si on prend les plastiques qu’on appelle les plastiques thermodurcissables tels que les chaises, les bouteilles en plastique, ce sont des produits recyclables très facilement et ne posent aucun problème environnemental. Contrairement aux sachets plastiques qui posent un problème environnemental et sanitaire.

 

Quel est l’impact des déchets plastiques sur l’environnement ?

Il est multiple. Déjà ils causent une pollution visuelle. Quand on se rend dans la région de Kaolack par exemple, on est choqué de voir les plastiques jonchés partout et dissimulés dans la nature. Après avoir fait une photo satellitaire du Sénégal, des Américains soutenaient qu’ils avaient l’impression que les plastiques poussaient sur les arbres. En plus de la pollution visuelle qui affecte plus le secteur touristique, il y a la pollution maritime qui entraîne une perte de biodiversité. Prenons l’exemple des tortues de mer qui confondent bien souvent les sachets plastiques aux méduses, leur nourriture préférée.

Lorsqu’elles avalent des sachets,elles ne peuvent pas les digérer, ce qui entraîne leur mort par asphyxie. Le troisième aspect met en danger les animaux qui consomment les sachets plastiques. Cette consommation de sachets plastiques par les animaux errants coûte à l’Etat sénégalais 10 milliards de francs Cfa en termes de perte de cheptel par année. Autre impact négatif, lorsque vous allez en dehors de Dakar, vous voyez des plastiques disséminés dans les champs, ce qui empêche l’eau de pluie de pénétrer le sol, avec des conséquences négatives sur la germination des graines. Jetés dans la rue, les sachets plastiques bouchent également les canalisations. Dans la rue, ils gardent également l’eau créant du coup des flaques d’eau, nids de moustiques entraînant des problèmes de santé publique. Ce qui augmente les budgets alloués aux traitements des maladies…

 

Que dire alors des sachets plastiques qui ne sont pas biodégradables

Il faut dire qu’au départ, lorsque les gens ont crée le plastique, c’était pour en faire des matériaux très solides et durables. Dans nos recherches, nous avons toujours préconisé de mettre en place des plastiques photo-biodégradables. En effet, dans la nature, le plastique est agressé par les rayons solaires. Ces derniers peuvent initier ce phénomène de dégradation du plastique ce qui favorisera leur bio assimilation par les micro-organismes qui se trouvent dans la nature. Nous avons beaucoup travaillé sur ça etvous savez, le plastique quand vous l’achetez où bien souvent quand on vous l’offre en emballage de produit, vous en avez juste besoin pour un court laps de temps. Ensuite, vous le jetez à la poubelle, mais avec le phénomène de photo dégradation et de bio assimilation par les microorganismes qui interviennent, il peut disparaître très vite. Ceci est une stratégie que l’on peut explorer. Une autre stratégie serait de produire des plastiques à durée de vie limitée comme proposé par un scientifique anglais. Le mécanisme est tout simple lorsqu’on dit que la durée de vie de ce plastique est de deux mois, arrivé à terme, le phénomène de la photo dégradation ou la thermo oxydation va agir. Ce qui est une réelle chance de faire disparaître les plastiques dans la nature. Il ne suffit donc pas d’interdire les sachets plastiques mais il faut une vision par rapport rapport à la gestion du phénomène. Laquelle vision ne peut être mise en place en ne prenant pas en compte les résultats de la recherche ; ce n’est pas possible. Les solutions existent, c’est la volonté politique qui fait défaut à mon avis.

 

Est-ce le cas présentement au Sénégal ?

On ne pourra rien faire si on ne met pas en avant aujourd’hui les résultats de la recherche. Je vais vous dire une chose : je travaille sur les plastiques depuis 1984, je suis l’un des rares Sénégalais pour ne pas dire le seul à avoir fait une thèse d’Etat sur les plastiques. Dans notre laboratoire, nous avons fait une quarantaine de publications dans les revues internationales. Notre dernière publication explique la fabrication de plastique mélangé avec des copeaux de bois pouvant servir à fabriquer les tableaux de bord pour véhicules. En trois mois, cette publication que nous avons faite dans un magazine américain est le 2ème article le plus “downloder”, ce qui veut dire que nous sommes à la pointe de la recherche dans ce domaine. Maintenant si les autorités ne font pas appel à nous, nous n’allons pas nous imposer à elles. Même si je le répète, les solutions, on peut les trouver ici et elles peuvent créer des multitudes d’emplois.

Mais malheureusement, on note un manque de volonté politique dans la gestion des plastiques. Nous venons d’obtenir un financement de l’UEMOA et sommes en train d’acheter des équipements aux Etats-Unis. D’ici quelques mois, notre force de frappe sera beaucoup plus importante car, avec ce matériel, on pourra faire tous les mélanges que nous voulons en terme de physique des matériaux. Il faut vraiment faire attention à ceux qui disent qu’interdire le plastique sera une solution. L’entreprise n’est pas si évidente.

 

Que pensez-vous des expériences de certains pays comme le Rwanda où récemment la Mauritanie voisine ui ont formellement interdit l’utilisation de sachets plastiques ?

La première chose à voir à mon avis, c’est de chercher comment on peut recycler les plastiques. On peut faire beaucoup de choses avec du plastique, il est facile de recycler même les sachets. En prenant des sachets plastiques usagers, vous les mélangez avec de la résine vierge et un peu de stabilisants, vous pouvez parvenir à fabriquer des produits de qualité. En faisant des mélanges de plastiques thermodurcissables, on est capable de fabriquer des poubelles qui manquent à Dakar aujourd’hui. On peut faire des tabourets avec du plastique recyclé tout comme des panneaux de signalisation

 

Porte ouverte sur le cancer

Les acteurs de la société civile n’ont pas manqué à l’appel des pouvoirs publics en prenant part à une campagne de sensibilisation en vue d’éradiquer totalement les sacs plastiques du paysage mauritanien.

L’Ong Omassape, spécialisée dans les questions environnementales, avait organisé en juin dernier une

rencontre avec l’ensemble de la société civile pour présenter les dangers du plastique et inciter les populations à mener une lutte âpre contre ces matières. Mohamed Yahya Eba, président d’Omassape, a

dressé un tableau sombre des dangers des sacs plastiques souples.  »La prolifération du cancer en Mauritanie est due en grande partie à l’utilisation des sachets plastiques souples », a-t-il soutenu, notant que

dans ce pays, les tempêtes de sable et de poussière fréquentes emportent avec elles les plastiques. Il a informé qu’environ 500 milliards de sacs plastiques sont utilisés chaque année dans le monde dont à peine 1% seulement sont recyclés. Conscient du danger, certains spécialistes de la santé mettent en garde contre l’utilisation des sacs en plastique ou en nylon pour le transport ou la conservation des aliments ou de la nourriture, en ce sens que ces matières contiendraient des substances cancérigènes.

Les dernières études sur l’environnement ont d’ailleurs montré que la présence de résidus dematières plastiques dans le sang humain pourrait provoquer le cancer. Tout comme la présence des produits chimiques peut provoquer une maladie du foie ou des poumons. En outre, les plastiques peuvent, même brûlés, causer une pollution des sols, de l’air et de l’eau. Chez les animaux, ils provoquent le blocage du tractus gastro-intestinal et la mort. Ils obstruent aussi les bronches des poissons et arrêtent leur respiration

 

déchets plastiques

 

ZÉRO DÉCHETS PLASTIQUES DANS LES RUES

L’exemple du Rwanda

En Afrique, bien des pays ont vaincu le péril plastique ou du moins, se sont résolument engagés à réduire le danger constitué par les sachets plastiques. La Mauritanie voisine a récemment interdit l’utilisation de sachets plastiques sur l’étendue de son territoire (voir ailleurs). Mais l’action qui semble la plus séduisante vient du Rwanda. ‘’Dans les rues du Rwanda, tu ne trouves aucun déchet plastique, l’importation est formellement interdite’’, nous dit MmeMuziranenge, étudiante rwandaise au Sénégal. Elle informe qu’il existe une politique sur l’élimination des sachets plastiques dans son pays et que même des arrêtés ministériels ont été produits en ce sens. ‘’Une fois à l’aéroport de la capitale Kigali, les visiteurs voient leurs sachets plastiques confisqués. A la place, ont leur remet des sacs renseigne Mme Muziranenge.

 


10 Comments

  1. Anna TARDIF septembre 11, 2013 2:31   Répondre

    Bonjour à tous.
    Pour compléter l’article sur les plastiques, je vous signale qu’Anna TOURE DE NIET, une des responsable de GREEN -SENEGAL pour la Petite Côte, peut prêter différents films sur » les plastiques au Sénégal », pour informer les populations. Voilà son mail: anna.touredeniet@yahoo.fr.
    Un film est particulièrement adressé aux élèves du primaire. J’ai vu ces films pendant la semaine de l’environnement…c’était vraiment très intéressant.
    Amical bonjour à tous,
    Anna Tardif.

    • papa ababacar ndione février 15, 2014 5:05   Répondre

      Bonjour. Je suis trés intéressé par ce sujet… D’ailleurs, j’ai un projet de sensibilisation sur l’utilisation des déchets plastiques. Je suis en début de projet et j’aurais besoin de beaucoup d’infos. Merci de bien vouloir m’aider…
      Mon nom est PAPA ABABACAR NDIONE. J’habite à Dakar.

  2. Martine février 16, 2014 11:38   Répondre

    Nous avons trouvé des supports vidéos très intéressants auprès de l’ONG: GREEN SÉNÉGAL.

  3. aya mars 7, 2015 10:53   Répondre

    Les dangers et conséquences de déchets plastiques (sacs plastiques) sur la mer et terre sont grands.

  4. Anna Touré De Niet mars 12, 2015 10:58   Répondre

    Bonjour,

    Je tiens juste à corriger ici que je ne fais pas partie de l’ONG Green Sénégal. Je suis experte en environnement, spécialisée dans le domaine des déchets, oeuvrant sur la petite côte du Sénégal. 😉
    « Mbouss Baxul »!

    • Philippe Lebarillier mars 14, 2015 5:34   Répondre

      Merci Anna. Nous en avons tenu compte dans l’article suivant! A bientôt dans le Cotentin…

  5. Diop Ndeye Aissatou avril 23, 2015 4:58   Répondre

    Bonjour. Je viens de lire votre article et il m’intéresse beaucoup car je voudrais faire un projet de mémoire sur la gestion et le recyclage des déchets plastique au Sénegal. Merci.

  6. Diop Ndeye Aissatou juillet 9, 2015 5:20   Répondre

    Bonjour. Je suis davantage intéressée par ce problème. En effet,je dois écrire mon mémoire sur les sachets plastiques, plus spécifiquement sur la loi interdisant l’utilisation des sachets plastiques. Merci de bien vouloir m’aider.

  7. SAMBOU Denise Elisabeth juillet 23, 2015 1:07   Répondre

    Bonjour,
    Ce problème me tient vraiment à coeur. En fait mon projet de mémoire porte sur la loi n°04 interdisant l’utilisation des sachets plastiques. Je sollicite vraiment votre aide. Merci

  8. DUPRE LA TOUR DAVID mars 6, 2018 5:57   Répondre

    Bonjour,
    Il existe une société qui recycle 20 tonnes de sachets plastiques par jour au Sénégal et qui s’appelle Sodiaplast..
    Par ailleurs, j’ai le regret de vous signaler que les importations de plastiques au Sénégal sont beaucoup plus importantes que ce que vous mentionnez.
    En effet, à raison de 4 grammes par sachet et de 5 Millions par jour, il y a déjà 20 Tonnes produits chaque jour, mais il y a aussi des bassines, des seaux, des emballages PET pour l’eau, pour les boissons, etc…
    Au total, je pense que le Sénégal importe environ 50 000 Tonnes de plastique chaque année. Sodiaplast, avec une production de 7 200 tonnes est une petite structure qui cherche à encourager le recyclage des sachets.
    N’hésitez pas à vous rapprocher de moi. 00 221 78 608 15 05. DDT

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