De Dakar à Saint-Louis, une forêt comme rempart contre les assauts de la mer

Lemonde.fr.  – Les maraîchers de la côte des Niayes, menacée par l’érosion, bataillent pour préserver la bande de filaos qui fixe les dunes de sable.

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Une dune stabilisée par la plantation de filaos, près de Tivaouane, au Sénégal, en 2004.

D’un côté, le rugissement des vagues de l’Atlantique. De l’autre, la sérénité des cultures maraîchères à perte de vue sur cette bande littorale étroite des Niayes qui, au Sénégal, relie Dakar à Saint-Louis. Ibrahima Ka observe la frontière entre ces deux mondes. Une étroite bande forestière de grands arbres qu’on prend de prime abord pour des conifères, mais est composée de filaos. L’homme lève les yeux vers leur cime, à 25 mètres. « Sans les filaos pour nous protéger de la mer et de la dune de sable, on ne pourrait plus ni habiter ici ni cultiver nos champs »,témoigne celui qui a grandi sur ces terres assez fertiles pour fournir 80 % des fruits et légumes du pays.


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