Reprise des cours à l’université de Dakar sur fond de Covid

Après 6 mois de fermeture, les facultés rouvrent leurs portes. A l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la reprise est progressive, afin de respecter les gestes barrières.

 

Une reprise boycottée par des étudiants pour cause de Covid

Selon un article de AA / Dakar signé Alioune Ndiaye, la reprise des cours de l’enseignement supérieur, prévue mardi, après une interruption de près de six mois, due à la Covid 19, n’a pas été effective dans la majorité des universités du pays a constaté le correspondant de l’Agence Anadolu à Dakar.

Les étudiants des différentes universités qui avaient décrié le système de « reprise graduelle des cours » décrété par le ministère de l’Enseignement supérieur ont boycotté les amphithéâtres ce jour de reprise.

« Les étudiants des différentes universités se liguent pour s’opposer à la reprise graduelle des cours en présentiel le 1er septembre qu’ils trouvent incommode et impertinente », avait tenu à préciser, la veille de la reprise, l’Union des étudiants du Sénégal.

A l’université Gaston Berger (UGB) de Saint Louis au nord du pays, la Coordination des étudiants de Saint Louis ( CESL) à décrété mardi « la non reprise des activités pédagogiques », et ce, jusqu’à nouvel ordre.
« Les autorités universitaires ont prévu de mettre 1.000 étudiants dans une salle de 800 personnes à l’UFR de droit », a posé, entre autres doléances, Oumar Chérif Diallo, président de la CELS.

Dans cette université de 11.917 étudiants, 4.500 représentant une première cohorte étaient appelés à reprendre les cours en présentiel.

A l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, le plus grand du pays, quelque 19.000 étudiants étaient appelés à reprendre les cours ce jour. Et, comme à Saint Louis les cours n’ont pas été entamés.
« Ce qui avait été décidé en premier c’était une reprise des cours pour tous les étudiants et, ensuite, on nous a annoncé une reprise graduelle par cohorte ; ce qui ne convient pas, vu le temps perdu avec la pandémie », a expliqué à Anadolu Moustapha Sarr, membre de l’Amicale des étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines.

« Aujourd’hui il n’est plus question d’une reprise graduelle à l’UCAD mais de reprise d’une façon globale. Nous sommes arrivés à un consensus avec les autorités et un plan va être élaboré le 6 septembre pour définir les nouvelles modalités », a annoncé Dame Sène, président d’amicale au sortir d’une rencontre avec les responsables de l’université.

Pour terminer l’année scolaire, l’UCAD avait fixé la période du 1er septembre au 31 décembre, pendant laquelle trois cohortes devaient se succéder, pour ces cours en présence physique.

Entre le 1er et le 15 octobre la première comprenant 19.517 étudiants en Licence 3 et Master 1 ; du 15 octobre au 15 novembre, les étudiants de la Licence 2 et du Master 2 représentant un effectif de 20.348 étudiants et, en fin, du 15 novembre au 31 décembre, pour 31.700 étudiants en Licence 1.

A l’université Alioune Diouf de Bambey comme à l’université Assane Seck de Casamance, le mot d’ordre des étudiants a prévalu. Les autorités académiques n’ont pas pour l’heure fait de déclaration sur cette décision des étudiants du pays.


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