Un poulailler et un potager au lycée Mamadou Lena-Diop de Ngaparou/Somone

L’histoire a commencé par un manque de moyens et s’est transformée en tomates poivrons, poulets…

Le constat est alarmant, l’État se désengage et le gouvernement scolaire ne peut plus assumer certaines obligations: réfections des tables bancs, des toilettes, achat de petit matériel…

« On ne peut pas toujours demander de l’argent à l’État explique le surveillant général Farba Coly, il faut trouver des recettes par nous mêmes ».

Alors Saliou Ciss et Balla Niang, des amis du lycée, mettent en relation une association de jeunes de Douai et des jeunes du lycée qui ensemble vont créer le potager, le poulailler et planter des manguiers.

Puis Cheikh, l’ancien gardien entre en scène «  j’ai une pension de retraite, je peux donner mon temps »

Parfois 15 heures par jour pour faire pousser, tomates, salades, aubergines, navets…Il les couve du regard et les vend quand ils sont à maturité, circuit court et surtout très bio. Ainsi l’argent rentre dans les caisses du gouvernement scolaire.

Quant au poulailler, c’est Abdou Sakho Faye, le gardien du lycée, qui veille sur ses poussins pour qu’au bout de 45 jours, ils soient commercialisables. Madame la censeure, responsable financière du potager et du poulailler, aimerait acheter un congélateur pour conserver les volatiles.

Les nombreux manguiers plantés dans l’espace du lycée doivent leur développement aux lycéens, chaque manguier étant parrainé par un élève qui doit l’arroser et le dorloter…

Voilà. Les projets sont concrétisés et la réalisation toujours fragile mais encourageante pour les caisses du lycée.

Martine et Huguette, bénévoles de Teranga Cherbourg