Somone au rendez-vous de la Tabaski: le témoignage passionnant d’un Somonois

 

LE SERMON DES IMAMS: Les imams lancent l’offensive contre les dérives dans le Net, la division dans la célébration de l’Aïd-el-Kébir, mais aussi, contre les fonctionnaires << milliardaires>>…

LA FÊTE CONTÉE PAR UN SOMONOIS

Ce samedi 2 septembre 2017, jour de Tabaski, ressemblait fort bien à tous autres jours de cette fête, ici à Somone.

Voici comment nous avons passé la journée: 6H 30, ce matin après le réveil et la prière du matin bouclée, nous avons ouvert l’enclos des moutons, pour sortir ceux qui devaient servir de sacrifice. Les enfants étaient déjà debout aux aurores et tout excités, comme chaque jour de fête, surtout celle-ci…

Nous conduisons les béliers à la mer, pour leurs donner un dernier bain, comme à l’accoutumée…c’est presque un rituel… Cinq magnifiques bêtes, dont certains ont été élevés dans la maison et les autres achetés entre 150 et 80 milles Francs CFA. Nous avons rencontré beaucoup de monde sur la plage, venu pour la même chose. C’étaient pour la plupart des jeunes d’entre 5 et 20 ans, même si d’autres avez un age plus élevé…

Au retour de la baignade des moutons et de nous même à la mer, nous avons attaché les moutons dans la cour de la maisons, pour nous préparer à la grande prière de l’Aïd, qui a lieu à la grande mosquée de Somone. Vers 8h45, nous étions tous sur notre 31, bien sapés  avec des boubous faits dans différents types de tissus de couleurs variées et aux broderies parfaitement décorées.

Nous avons ensuite pris nos nattes et tapis de prière pour aller à la grande mosquée, où nous avons prié. La mosquée était bien remplie comme en de pareille circonstance et les rayons du soleil faisaient jaillir plus encore les couleurs des boubous neufs, l’éclat sur les cranes fraîchement rasés  ou les nouvelles coiffures à la mode des jeunes et moins jeunes.

Pour les femmes qui sont dispensées de l’obligation de cette prière, elles étaient une trentaine dans la petite mosquée qui leur est réservée et dans un port sobre avec voile et foulard, en majorité la cinquantaine passée…

Tous les hommes avaient l’allure des jours de fête, la joie baignée sur chaque visage et les pères veillaient sur leurs enfants assis à leur côté… à 9 heures, des voix criant: ALLAH, ALLAH… annonçaient l’arrivé de l’imam Boye, escorté de quelques fidèles… Et, c’est cinq minutes après son arrivée, que l’imam dirigea la prière, avant de réciter son sermon du jour, puis de sortir vers 10h pour immoler son bélier qui l’attendait à côté de la mosquée, donnant ainsi le signal pour tous les autres fidèles de faire de même…

Donc, chez nous c’est vers 10h15 que nous procédons au sacrifice des cinq béliers de la famille, dont  père possédait le plus beau et mon oncle ensuite mes deux frères et moi qui vivons tous avec nos épouses et enfants dans la grande maison, de la famille Lô…

Nous dépeçons les moutons et découpons la viandes en petits morceaux pour faciliter le travail aux femmes qui doivent préparer le festin  cette partie du travail? Ensuite, nous préparons quelques morceaux de viandes que les femmes plongent dans une sauce moutarde et vinaigre pour en griller aux barbecue… Mais, c’est le foie que les femmes s’étaient empresser de sauter à leur façon dans un délicieux mélange d’oignons , ail et autres épices, que nous prenons en entrée…

C’est vers 15h que nous avons partagé un grand et copieux repas à base de mouton, préparé avec délicatesse et amour par les femmes… C’est la cuisine sénégalaise avec toutes ses saveurs… Nous nous sommes biens régalés, avec un accompagnement de boissons, de tous les fruits de saison, coca et autres gazeuses… Le thé et la musique étaient là, aussi, dans un plaisir très familial, avec quelques amis invités pour ce jour-là.

Nous avons envoyé une partie de la viande aux voisins et amis qui ne sont pas musulmans, ou qui n’avaient pas les moyens de se payer un mouton, comme nous le recommande la religion.

L’après-midi,  les enfants habillés de leurs plus beaux boubous, ont fait le tour des concessions, pour demander des étrennes,  amassent une petite fortune pour cette fête… comme au Noel, pour les cadeaux.

Voici, un peu, la manière dont nous fêtons la Tabaski et dont nous procédons à chaque fois.

Le Somonois

 


1 comment

  1. legros septembre 10, 2017 2:44   Répondre

    Oh oui , passionnant …
    Une question : l’origine de la Tabaski?
    Un commentaire : les Sénégalais aiment cette fête comme nous Noel et je me demande toujours si Français comme Sénégalais nous ne pourrions pas dépenser un peu moins au profit de l’éducation , par exemple ?
    Huguette

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