Teranga évoque les tirailleurs sénégalais décédés à Cherbourg avec les anciens combattants de Thiès

La tombe d’un tirailleur sénégalais au cimetière de Cherbourg.

Durant leur séjour à Somone en mars dernier, des membres de Teranga ont souhaité rencontrer à Thiès le président de l’Union régionale des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG), M.Diadji NIANG. Ils nous racontent le résultat de cet entretien.

Ce contact a été facilité par M. Aloyse Ndam DIOUF, le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs, dont nous avions fait la connaissance à Querqueville lors du festival des continents « La Normandie invite l’Afrique » en juillet 2018.

Inhumés à Cherbourg pendant la guerre 14/18

Le but de cette rencontre était d’évoquer la présence de tombes de tirailleurs sénégalais à Cherbourg, ville jumelée avec Somone, et notre souhait de retrouver les descendants ou la famille d’au moins l’un d’entre eux.

En effet, lors des cérémonies commémorant le centenaire de la fin de la guerre 14-18 en novembre 2018, en présence du consul général du Sénégal en France M.DIALLO, nous nous étions recueillis devant les tombes de tirailleurs sénégalais.

Il nous a semblé, par la suite, qu’il pourrait être intéressant d’essayer de retrouver des descendants de ceux originaires du Sénégal. A partir des photos des tombes sur lesquelles figurent les dates de décès, nous avons essayé de retrouver des informations complémentaires.

Les archives de l’hôpital de Cherbourg où ils sont décédés sont regroupées à Limoges.

Nous sommes allés consulter celles de la commune de Cherbourg et avons retrouvé les certificats de décès sur lesquels il y a trop peu d’informations, si ce n’est le régiment d’appartenance et le matricule. 

Le site « Mémoire des Hommes » ne nous a pas permis d’obtenir de plus amples informations.

Une initiative qui surprend les anciens combattants!

Nous avons donc évoqué cette situation à M.NIANG et à une partie du bureau de l’UR de Thiès de  l’ONAC, qu’il avait réuni pour nous rencontrer pensant que nous étions nous-mêmes des anciens combattants.

Ce fut pour eux une surprise de découvrir quatre personnes dont deux femmes et deux hommes trop jeunes pour avoir pu participer à une guerre. Quatre personnes qui avaient dû se laver les mains à l’eau de javel pour être introduits dans le bureau, coronavirus oblige.

L’entretien fût très courtois. M.NDIAYE s’est étonné que tant de Français s’intéressent maintenant à l’histoire de ces tirailleurs sénégalais mais ils ne perçoivent pas de retombées à leur niveau. Cette remarque nous a laissés perplexes.

M.NIANG nous a présenté l’organisation nationale et locale de l’ONAC du Sénégal. Pour ce qui est de l’Union régionale de Thiès, ils nous ont faire part d’un soutien financier important de la ville de Caen jumelée avec Thiès.

Une première piste

Après avoir exposé notre démarche et présenté la liste des tirailleurs sénégalais enterrés à Cherbourg, ils nous ont conseillé de concentrer notre recherche sur Maury NDIAYE décédé le 6 novembre 1914 car il est probablement sénégalais, ce que ne sont pas tous les tirailleurs dits sénégalais qui pouvaient être originaires de toutes les colonies françaises de l’Afrique sub-saharienne.

Ils nous ont aussi donné un contact à Dakar.

 

Les anciens combattants de Thies surpris mais intéressés par la démarche de Teranga Cherbourg.


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